• le 21 janvier 2020

Chronique des travaux Septembre – Novembre

Si nos yeux pouvaient s’ouvrir sur les réalités invisibles, nul doute que nous verrions une multitude de bons anges encourager, aider et protéger nos ouvriers sur le chantier. Ces esprits bienheureux veillent avec soin sur l’avancement des travaux. Ateliers, toitures de l’aile sud et de l’abbatiale, pose des linteaux et corniches, aménagements intérieurs, électricité, plomberie etc., tout cela donne l’impression d’une ruche qui se construit et s’achève rapidement sous le regard joyeux des anges du Ciel. Oui, joyeux d’offrir un nouveau palais à la gloire de la Trinité Sainte et donner aux hommes une porte sur l’Éternité. Et comme vous le verrez dans la chronique, la vie monastique ne s’arrête pas pour autant !

Ateliers :

la construction des ateliers est achevée. Au mois d’octobre la toiture végétalisée a été réalisée. Elle permet au bâtiment de se « fondre » dans le paysage. Il était important pour nous de préserver la qualité du lieu. Nous sommes sur une zone protégée. La modestie des lanterneaux aide aussi à cette discrétion. Les derniers travaux d’électricité et de menuiserie (portes) se terminent. Nous aurons pour Noël un beau bâtiment d’ateliers. Les frères pourront ainsi travailler à l’intérieur de la clôture sans avoir à sortir. Ces ateliers, que nous attendions depuis si longtemps, permettront aux moines de travailler dans de bonnes conditions matérielles, de gagner du temps par une meilleure organisation des tâches et offriront des espaces de travail adaptés à chaque « métier » du monastère.

Charpentes et toiture aile sud :

Une maison digne de ce nom se doit d’avoir un toit et pour avoir un toit… il faut une charpente. Elle est non seulement arrivée, après plusieurs mois d’attente, mais elle a été posée par une équipe de charpentiers virtuoses. Une charpente massive en douglas, bien sèche, pesant plusieurs tonnes, est venue « coiffer » la dernière dalle du R+1. Le montage, sous les yeux étonnés et admiratifs des frères, ressemblait à un vaste jeu de « mécano » d’enfants.

Faisant suite à la charpente, les couvreurs commencent leur intervention. Ils poseront d’ici quelques jours l’écran de sous-toiture puis les litteaux des deux versants de la toiture. Nous espérons ainsi avoir, pour fin janvier, terminé la couverture en tuiles plates du pays. Le bâtiment sera ainsi bien protégé contre les intempéries nombreuses en cette saison dans les Combrailles.

Portes et fenêtres :

Dans la foulée de la pose de la charpente, notre menuisier, un sage amateur de sentences de sagesse et riche d’une longue expérience dans son métier, livre portes et fenêtres de l’aile sud. A ce jour le R+1 a vu ses fenêtres posées solidement. L’étage est maintenant hors d’air et hors d’eau. Les portes et fenêtres des autres niveaux (RDC et sous-sol) sont en cours de peinture et seront posées au cours du mois de janvier.

Toiture abbatiale :

Voilà un chantier qui se termine. Les couvreurs ont achevé la pose des tuiles canals. Notre architecte a choisi une pose légèrement irrégulière pour les pureaux associée avec tuiles de teintes différentes (trois teintes choisies), le résultat est particulièrement convaincant et réussi ! Notre abbatiale retrouve sa dignité de Maison de Dieu et toute la beauté de sa jeunesse…

VIE DE LA COMMUNAUTÉ

Grotte de Lourdes :

Le mois d’octobre voit la construction, par les frères, d’une belle grotte de Lourdes, source de grâces pour notre communauté. La construction achevée, la communauté s’y rend en procession et Père Prieur procède à sa bénédiction solennelle. Cette grotte sera pour nous un rappel à aimer toujours plus le Trône de la Sagesse et à manifester cet amour par la récitation du Rosaire, dignement, attentivement et dévotement (comme le demande l’Église à propos du l’Office divin). Le Rosaire étant une authentique école d’oraison et de contemplation. Que la Vierge immaculée bénisse notre petit monastère et que celui-ci devienne, chaque davantage, le jardin clos où notre Mère du Ciel aime à venir prendre ses délices.

A certains jours il y a foule au petit oratoire consacré à Notre-Dame de Pellevoisin (Berry). Les frères viennent s’y recueillir et y déposent leurs prières. Et comme au monastère tout est consacré à Dieu, même Malikokote (chatte du monastère chargée de la chasse aux souris) offre sa « prière muette » de créature du Bon Dieu.

Nous recevons de la part d’une généreuse bienfaitrice une belle serre en verre qui nous permettra de préparer pendant l’hiver nos semis de fleurs.

Encore sur les serres ! Nous débutons le montage de notre troisième serre agricole qui portera la superficie totale à environ 500 m². Les besoins en légumes de la communauté devraient ainsi être en grande partie couverts par notre production. Le travail de la terre est toujours source de sagesse, de vertus et d’émerveillement devant les beautés du Dieu Créateur.

 

« Le souvenir des choses accomplies par le Sauveur de l’humanité, mes bien-aimés, nous est d’une grande utilité si, ces choses que nous vénérons parce que nous les croyons, nous les accueillons pour les imiter. Car dans la dispensation des mystères du Christ, il y a à la fois les puissances de la grâce et les encouragements de la doctrine, si bien que celui que nous confessons par l’esprit de foi, nous le suivons aussi par l’exemple de nos œuvres. »

Saint Léon le Grand sermon 36,1.

Berceuse de la Mère-Dieu

 

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,

Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,

J’adore en mes mains et berce, étonnée,

La merveille, Ô Dieu, que m’avez donnée.

 

De fils, Ô mon Dieu, je n’en avais pas.

Vierge que je suis, en cet humble état,

Quelle joie en fleur de moi serait née ?

Mais Vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

 

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tomba

Votre grâce, Ô Dieu, je souris tout bas,

Car j’avais aussi, petite et bornée,

J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

 

De bouche, Ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas

Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…

Ta bouche de lait vers mon sein tournée,

Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

De main, Ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas

Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…

Ta main, bouton clos, rose encor gênée,

Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

De chair, Ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas

Pour rompre avec eux le pain du repas…

Ta chair au printemps de moi façonnée,

Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

De mort, Ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas

Pour sauver le monde…Ô douleur ! là-bas,

Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,

Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

 

Marie Noël 1931

Prière d’Ephrem le Syrien :

Seigneur, ma vie décline de jour en jour

Tandis que croissent mes péchés.

O Seigneur, Dieu des âmes et des corps,

Toi qui sais ma faiblesse et me l’as fait connaître,

Accorde-moi Ta force,

Soutiens-moi dans ma misère,

Engloutis mes péchés au fond de Ta miséricorde,

Et conserve Ton amour pour moi jusqu’à la fin !

C’est ainsi qu’en moi, désormais vieux et privé de force

Tu Te révéleras Dieu fidèle,

Fort et plein de miséricorde. Amen.

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